Voilà une biographie que j'ai entièrement rédigé, je ne l'ai pas copié sur un quelconque site, je pense qu'elle est claire et complète, pour que tous ceux qui le veulent puissent s'en inspirer pour leurs sites, exposés, etc... J'ai mis une éternité à l'écrire !!! Je reviendrais plus tard dans ce blog sur certaines périodes de la vie de M. Kelly. (Au passage, que ceux qui auront eu le courage de tout lire n'hésitent pas à me dire ce qu'ils en pensent)
-ENFANCE ET ADOLESCENCE A PITTSBURGH-
Monsieur James Kelly, vendeur de phonographes et sa femme Harriet Curran vivant à Pittsburgh, virent un nouvel arrivant dans leur famille il y a 94 ans, le 23 Août 1912 lorsque Harriet accoucha du petit Eugene Curran Kelly, que tous ses proches surnommaient Gene. Alors que son père faisait ce qu'il pouvait pour joindre les deux bouts, sa mère lui fit prendre des cours de danse avec ses frères et soeurs aussitôt qu'il su marcher. Dès l'âge de 8 ans, accompagnés de sa fratrie et formant les Five Kelly, Gene montait pour la première fois sur les scènes de Pittsburgh pour faire quelques spectacles de danse amateurs, qui devinrent très célèbres dans le quartier où ils vivaient et paradoxalement, à l'époque la star du spectacle était Fred Kelly, le frère cadet de Gene. A cette époque, le petit Eugene ne s'intéressait guère à la danse, et préferait le sport, la natation, le hockey sur glace, le football américain et le base-ball, il rêvait d'ailleurs de pouvoir un jour intégrer la fameuse équipe des "Pirates" de Pittsburgh. Mais ces petits vaudevilles et l'argent qui allaient avec, aidaient toute la famille à vivre, car avec la popularité du transistor, le chef de famille, James, avait bien du mal à vendre ses phonographes et à gagner de l'argent.
Au milieu des années 20, Gene savait que ses rêves de sportif professionnel ou encore de professeur de hockey sur glace n'aboutiraient jamais, notamment à cause des choix que sa mère avait déjà fait pour lui. Il continuait tout de même à pratiquer ces sports lorsqu'il était au lycée de Peabody, mais à la grande joie de sa mère, il se tourna vers des disciplines artistiques, en effet il écrivait des poèmes qui étaient publiés dans le journal de l'école, et faisait partie de la troupe de théâtre de son établissement. C'est d'ailleurs à cette époque que la vie de Gene prit un tournant; il était le seul avec un autre camarade, à savoir faire des claquettes et fut donc engagé comme danseur dans une des pièces que le lycée produisait. Là, il remarqua toute l'attention que les jeunes filles lui accordaient, ce qui n'était jamais arrivé avant, il était plutôt petit par rapport aux garçons de son âge et n'arrivait généralement qu'aux épaules des autres. Mais cela changea le jour où il montra à tout le monde qu'il savait danser. A partir de ce jour, Gene n'eut plus aucun problème avec la gente féminine surtout qu'il savait qu'en dansant il pouvait poser ses mains sans crainte sur les hanches de ses partenaires lol ! C'était sans doute la première fois qu'il pensa à une carrière de danseur professionnel.
Quand à eux, ses parents avaient de plus en plus de mal à payer leurs charges, et James commença à boire sérieusement. Harriet devait assumer toutes les tâches, ce qu'elle fit grâce à sa foi en le dur-labeur et en Dieu. Mais elle eut une idée de génie, lorsqu'un jour elle apprit que M. Lou Bolton, le directeur de l'école de danse "The Bolton School of Dance" avait du mal à faire tourner sa boutique, elle lui proposa les services de ses enfants en tant que professeurs, ce qu'il accepta avec plaisir. Gene se trouvait être le plus à l'aise dans l'enseignement de la danse, et dans le rôle du leader, ce que sa mère avait remarqué. La qualité de l'enseignement s'est rapidement améliorée et de fil en aiguille, grâce au bouche-à-oreille l'école de danse s'est vite fait une réputation à Pittsburgh et dans les alentours. Une seconde école ouvrit alors ses portes, à Johnstown... La réputation du jeune professeur de danse qu'était Gene Kelly évolua également à la joie de sa fière mère. Mais le bouche-à-oreille ne suffisait pas pour faire venir les enfants dans l'école de Johnstown qui finit par fermer... Au même moment, James Kelly, le chef de famille, le père de Gene, se vit obligé de fermer sa boutique de phonographes. Harriet prit alors les choses en main et racheta à Lou Bolton ses deux écoles, ce qui était très courageux de sa part, car elle croyait en ses enfants, et elle croyait en la popularité de ces écoles... Gene Kelly, qui n'avait alors que 16 ans insista hardemment pour que ces écoles soient rebaptisées "the Gene Kelly Studio of Dance"... Ces écoles de danse étaient très huppées et s'adaptaient aux modes, Gene Kelly savait par exemple qu'en 1930 les jeunes filles voulaient danser comme Shirley Temple, il faisait alors en sorte que les professeurs s'adaptent. Ses élèves étaient âgés de 4 à 18 ans en moyenne, et son école de Johnstown comptait 150 élèves à elle seule. Un nouveau gagne-pain pour Harriet et James était trouvé...
Gene, qui s'était entre-temps inscrit à l'Université de Droit de Pittsburgh abandonna vite les bancs de l'école pour vivre de sa vraie passion, la danse. Il ne voulait pas devenir avocat ou homme d'affaires, il voulait danser et créer des nouvelles chorégraphies. Quoi qu'en pensait sa mère, il s'était donné pour objectif d'être simplement le meilleur.
Chorégraphiant quelques spectacles et gagnant parralèlement sa vie en exerçant quelques petits boulots, sa mère devenait de plus en plus inquiète quant à l'avenir de son fils et priait tous les jours pour qu'il puisse réussir sa carrière, quand un jour d'été, en 1937, la vie de Gene bascula lorsqu'il reçu une lettre provenant de New-York. C'était un producteur de Broadway qui avait entendu parler de ses talents de chorégraphes et qui lui proposait de venir travailler pour lui. Sachant que c'était l'offre qui pouvait déterminer toute sa carrière, Gene partit à New-York, mais la désillusion fut grande quand il apprit que c'était juste une offre pour être un simple danseur parmi des dizaines d'autres. De retour chez lui, il confia à sa mère son mécontentement et sa déception, et Harriet lui répondit "Ne t'inquiète pas, ta chance viendra". Gene s'occupa après de plusieurs spectacles locaux, dont une comédie musicale Hold Your Hats dans laquelle il joua et qui lui apporta les meilleures faveurs des critiques, tout le monde était stupéfait par son talent... C'était ce qui lui fallait, Gene était maintenant plus motivé que jamais, il fit ses bagages et partit à la conquête de Broadway...
-A LA CONQUÊTE DE BROADWAY-
Gene Kelly arriva à New-York pendant l'été 1938 pour participer aux castings pour la saison suivante, une fois de plus il brilla par son charisme et ses facilités à improviser des pas de danse, tout le monde remarqua qu'il avait inventé son propre langage du corps et il fut engagé comme danseur avec un salaire de 35$ par semaine, mais son "côté irlandais" comme il l'appelait ressortit quand il demanda une augmentation car il estimait que ce n'était pas assez pour ce qu'il faisait dans le show, ce à quoi le producteur lui répondit "Au revoir monsieur Kelly"...
Gene était à ce moment là déprimé, il engagea un agent, Johnny Darrow pour le représenter, et il fut alors engagé comme "danseur spécialisé" dans la nouvelle production de Cole Porter, Leave It to Me. Son rôle n'était pas très important, il n'avait qu'à danser, déguisé en esquimo, autour de la vraie star du show, Mary Martin. Johnny Darrow, qui savait que son client avait un grand potentiel et qu'il méritait un rôle plus intéressant, fit appel à l'un de ses amis John Murray Anderson, qui produisait une nouvelle revue, One for the Money. C'était une proposition d'autant plus intéressante que Gene dansait et chantait maintenant dans 8 séquences et avait mêmes quelques répliques à sortir. Ces quelques lignes de dialogue se faisaient sentir sur le salaire de M. Kelly qui avait doublé par rapport à ce qu'il touchait lorsqu'il jouait dans Leave it to Me. C'est à ce moment que Gene Kelly comprit qu'il était facile de gagner de l'argent à Broadway, il suffisait de parler ! John Murray Anderson apprit beaucoup à Gene Kelly sur la façon de mettre en scène une revue, sur l'utilisation des couleurs ect... Mais cette pièce était très engagée politiquement, ce qui ne plaisait pas Gene Kelly, qui défendait les idées de gauche, les idées prolétaires, et qui se voyait obligé de chanter : "We think that right is right and wrong is left". Mais c'est ce show qui l'a promu au rang de professionel selon les critiques. C'est à cette époque qu'il s'est fait des amis dans le monde du show-business, tels Guthrie McClintic, John Barrymore, ou encore Orson Welles, et il eu également de plus grandes responsabilités en faisant des choix artistiques pour la revue, qui furent très bien acceptés par les producteurs. Plus tard, il passa quelques semaines à Pittsburgh, où il retrouva un père qui paraissait fatigué, mais qui s'investissait pleinement dans les activités du "Gene Kelly studio of Dance". M. Kelly prit alors quelques semaines de vacances avec son père, un acte qu'il ne regrettera jamais. Mais il fut déçu en rentrant à New-York car son agent n'avait rien de bien palpitant à lui proposer... Cette situation dura de nombreuses semaines, où il vivait avec une compensation pour les personnes sans emploi qui s'élevait à 15$ par semaine.
Un après-midi, il était entrain de boire une bière avec le producteur d'un show qui partait à la dérive, The Time of Your Life et après quelques bouts d'essais, il a finalement décroché le rôle de Harry, the Hoofer (Harry le danseur) et l'a joué pendant 22 semaines, ce fut un triomphe pour le jeune artiste qu'était Gene Kelly, et la pièce a remporté le prix Pulitzer notamment grâce aux choix chorégraphiques qu'il avait instauré. C'est grâce à ce show qu'il a compris que la danse peut aussi représenter la personnalité d'un personnage, un homme d'affaire n'a pa la même façon de bouger qu'un col bleu. Cette prise de conscience sera essentielle pour le reste de la carrière du jeune homme.
Plus tard, et grâce au succès de "The Time of Your Life", Gene fut engagé par Billy Rose, en tant que chorégraphe de son spectacle, au Diamond Horseshoe. Pour ce nouveau show, Betsy Blair se présenta aux auditions (cf. l'article sur Betsy Blair et Gene Kelly pour plus de détails). Ils commencèrent à sortir ensemble, bien que Gene fut gêné par leur différence d'âge, elle avait 16 ans, il en avait 27.
Le compositeur, Richard Rodgers avait vu "The time of your Life" et avait été impressionné par le talent de M. Kelly, c'est ainsi qu'il fut engagé en tant que vedette de sa nouvelle revue, Pal Joey, avec un salaire de 350$ par semaine, une fortune à l'époque, bien que largement en-dessous du salaire moyen des vedettes de Broadway. Ce spectacle fut une véritable consécration pour Gene Kelly, qui était désormais une star de Broadway ! C'est dans ce show qu'il rencontra le jeune Stanley Donen, qui avait 17 ans à l'époque et qui était très impressioné par la confiance en lui-même de Gene Kelly, mais aussi par sa froideur et son égocentrisme ! Pour leur première au Ethel Barrymore Theatre, sa mère, son frère Fred et sa soeur Louise, vinrent lui rendre une visite à New-York, ainsi que tous ceux qui avaient cru en lui depuis ses débuts, Bob Alton, ses professeurs de Pittsburgh... "Pal Joey" fit un carton, pas moins de 250 représentations en 1939, 104 en 1940 ! Et un soir, Judy Garland vint pour rencontrer Gene Kelly, et pour lui dire qu'elle avait été très impressionnée ! Encouragé par les compliments de la star de "The Wizard of Oz" il contacta la MGM, L.B. Mayer lui proposait un contrat sans avoir à passer de castings ou d'essais, c'était ce sur quoi Gene Kelly avait insisté. Mais en arrivant à son rendez-vous en Californie pour parler de son contrat, on lui imposa de faire des essais. Gene Kelly ne supportait pas le mensonge, il repartit pour New-York. Il écriva alors une lettre à Monsieur Mayer, en lui disant : "Je ne travaillerais jamais pour vous car vous n'êtes qu'un menteur. Je préfererais encore danser dans un saloon"
Plus tard, il rencontra le producteur de "Gone with the Wind", David O. Selznick, qui n'était autre que le gendre de M. Mayer ! Ce dernier lui offrit un contrat de 7 ans, avec un salaire de 750$ par semaine. Gene avait trois mois pour quitter New-York, entre-temps, il orchestra la chorégraphie d'un autre spectacle Best Foot Forward, et ce fut son petit frère, Fred, qui le remplaça en tant que star de Pal Joey ! Le 24 Septembre 1941, Gene Kelly et Betsy Blair se marièrent avant de partir pour le soleil de la Californie...
- BIENVENU A HOLLYWOOD --
LA SUITE VA BIENTOT ETRE MISE EN LIGNE
elle est encore au stade BROUILLON sur Word !!! looool mais soyez patients, d'ici quelques jours, la vie de Monsieur Kelly n'aura plus de secrets pour vous